Droits de l’enfant

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Au Bénin, l’injustice sociale est une véritable cause de la pauvreté des communautés en général, des communautés rurales et périurbaines en particulier. Elle rend vulnérables ses victimes et fragilise l’équilibre social déjà précaire. C’est l’une des raisons pour laquelle, BUPDOS-ONG s’investit pour le rétablissement des droits des personnes victimes d’abus, surtout ceux des enfants.

Selon le tableau de bord social en 2013, « Situation de l’enfant vulnérable au Bénin », MFSN, UNICEF, USAID sur 444 000 enfants dont 235 000 filles victimes d’abus en milieu rural, il se dégage plusieurs catégories de vulnérabilité et de victimisation de ces derniers. L’ampleur des différents phénomènes serait la suivante : i) 79,7%  sont Orphelins Enfants Vulnérables (OEV), ii) 7,2% sont victimes de la traite ; iii) 2,9% travaillent ;  iv) 2,6% sont victimes de la maltraitance ;  v) 1,7% sont enfants de la rue ou dans la rue ; vi) 1% souffre de la malnutrition ; vii) 0,8% sont victimes du mariage précoce ou forcé ; viii) 0,3% sont victimes des abus ou harcèlements sexuels ; ix) 0,3% sont victimes d’infanticide; x) 0,2% sont victimes d’enlèvement ; xi) 0,3% sont en conflit avec la loi ; xii) 0,1% sont victimes de la Mutilation Génitale Féminine (MGF) ; xiii) 0,2 % sont des enfants dits «sorciers» et xiv) 0,3%  souffrent d’autres situations non précises.

C’est pourquoi, BUPDOS-ONG a fait l’option de renforcer les actions des communautés au profit d’une meilleure jouissance par les enfants de leurs dix droits fondamentaux à savoir : i)le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination en raison de sa race, de sa religion, de son origine ou de son sexe ; ii)Le droit d’avoir un nom et une nationalité ; iii)Le droit à une alimentation suffisante et saine ; iv)Le droit d’être soigné(e) et de bénéficier de soins et de traitement adaptés à l’âge ; v)Le droit à l’éducation ; vi)Le droit d’être nourri, logé et de grandir dans de bonnes conditions ; vii)Le droit de jouer, de rire, de rêver ; viii)Le droit d’accéder à l’information, d’exprimer son avis et d’être entendu ; ix)Le droit d’être protégé de la violence et de l’exploitation ; x)Le droit à une protection spéciale pour tous les enfants réfugiés et /ou handicapés.

La stratégie de BUPDOS-ONG consiste à faire de la promotion et de la protection des droits de l’Enfant des leviers permettant de faire reculer considérablement les abus en direction de l’Enfant au Bénin. Voici les problèmes les plus récurrents et leurs causes probables dans les communautés béninoises rurales et périurbaines.

Par rapport à la promotion et à la protection des droits de l’enfant, BUPDOS-ONG, commence par le renforcement des capacités et s’intensifie, ensuite, par la sensibilisation de quatre principaux acteurs, à savoir : les enfants, les parents, les leaders religieux et les structures déconcentrées et décentralisées de l’État.

En ce qui concerne les enfants, BUPDOS-ONG développe une stratégie de mise en place des clubs d’enfants pour la promotion et la protection des droits de l’Enfant dans les écoles, collèges et lycées avec l’appui des autorités de ces établissements. Ces clubs d’enfants sont un tremplin d’échange, d’apprentissage de la vie associative et d’épanouissement des enfants ; cette stratégie consiste à organiser les enfants des écoles, collèges et lycées en groupes structurés aguerris pour la promotion et la défense de leurs droits afin de leurs assurer une pleine jouissance et un épanouissement complet. A la tête de chaque club d’enfants est élu un bureau, qui sert de pairs éducateurs ou de relais pour les projets de BUPDOS-ONG en lien avec la thématique. Ces membres des bureaux sont outillés de façon adéquate pour la sensibilisation comme pour les causeries, et tout ceci passe par des formations en IEC/CCC. Il s’agit également d’installer un système de suivi  des enfants par les enfants et pour les enfants afin de leur assurer une  formation en techniques de dénonciation préventive.

Avec les parents, BUPDOS-ONG s’appuie sur les Association de Parents d’Élèves (APE) et les Association de Mères d’Enfants (AME) afin d’assurer aux enfants une jouissance intégrale de leurs droits vis-à-vis des parents qui constituent ici leurs premiers débiteurs d’obligation. Dans un premier temps, il s’agit d’installer les AME dans les établissements partenaires, ensuite, d’organiser des sessions  de formations au profit des parents (APE, AME, Enseignants, chefs quartiers) sur les droits de l’enfant afin de leur permettre de mieux sensibiliser et éduquer leurs pairs pour une meilleure appropriation desdits droits. Ces parents formés sont utilisés en tant que des relais communautaires en matière de promotion des Droits de l’Enfant dans leurs communautés respectives. Ils intègrent désormais cette thématique dans les activités courantes de leurs associations respectives.

Quant aux leaders religieux, ils sont des partenaires  de BUPDOS-ONG dans la promotion des Droits de l’Enfant. Après avoir identifié ces leaders religieux dans la communauté, un paquet de formation sur les Droits de l’Enfant leur est donné par l’institution afin de mieux les outiller pour la promotion des droits de l’Enfant dans leurs congrégations religieuses respectives. Une évaluation périodique des changements de comportement de ces leaders  religieux vis-à-vis des enfants et des membres de leurs communautés sont organisées afin de ressortir les résultats atteints, les difficultés rencontrées et les mesures à prendre pour contourner les problèmes rencontrés.

Enfin, pour ce qui est des structures déconcentrées et décentralisées de l’État, BUPDOS-ONG adopte une stratégie intégrée qui consiste à s’appuyer sur la Cellule Communale de Suivi et de Coordination pour la Protection des Enfants (CCSCPE) installée par arrêté communal et qui est composée du Maire qui en est le président, des membres du Ministère de la Famille (Centre du Promotion Social), des membres du Ministère de l’Intérieur (Forces de sécurités et de défense (Police, Gendarmerie)), les OSC de défense des Droits de l’Enfant et la Coordination communale des Associations de Parents d’Élèves(CAPE). Avec ses acteurs, il est organisé des actions de plaidoyers à l’endroit des autorités (Conseil Communal, Directions Départementales, Tribunaux, Ministères) sur des thématiques liées au respect et à la jouissance des droits de l’Enfant.